Mon itinéraire de 2 semaines au Maroc, et mon expérience en tant que voyageuse solo.

Mon itinéraire de 2 semaines au Maroc, et mon expérience en tant que voyageuse solo.

Partir seule au Maroc était à la fois un défi, une aventure et une incroyable découverte. En deux semaines, j’ai traversé une grande partie du pays, de la côte atlantique aux dunes du désert, en passant par les souks animés et les montagnes majestueuses. Voici mon ressenti sincère et toutes les étapes de cette expérience marocaine. Alerte spoiler : j’ai déjà envie d’y retourner pour explorer tout ce que je n’ai pas encore eu le temps de voir !

 

Taghazout : apprendre à surfer sur les vagues atlantiques

Après avoir atterri à l’aéroport d’Agadir, je me dirige directement vers Taghazout, un petit village côtier devenu incontournable pour le surf. Que vous soyez débutant ou pro, c’est l’endroit idéal pour vous lancer.

Pour rejoindre le village, j’ai vécu ma première vraie expérience marocaine : prendre le bus ! Surprise… il avait une heure de retard et était bondé, mais le chauffeur, très détendu, laissait les portes ouvertes. Il n’y avait plus qu’à s’accrocher pour monter ! 🤣

Une fois arrivée, j’ai tout de suite ressenti l’ambiance détendue et presque hippie du village. Ici, tout le monde a un seul but : surfer sur les vagues de l’Atlantique.

Le lendemain, je me suis lancée à l’eau. Si vous voulez tenter l’expérience, vous avez deux options : louer une planche et une combinaison (à partir de 5 € la location) ou prendre des cours, en groupe ou privés. Les prix restent très abordables.

Pour ma part, j’ai voulu faire la maligne et m’initier seule… Résultat : quelques belles gamelles et quelques litres d’eau salée avalés 🤣. Clairement, si vous débutez, je ne recommande pas cette méthode !

En dehors du surf, Taghazout offre de petites pépites gratuites : se balader dans le village et découvrir le skate-park au coucher du soleil. Deux activités simples mais vraiment agréables.

 

Essaouira : une des plus belles villes du Maroc

Essaouira n’était pas prévue au programme, mais comme aucun bus ne faisait la liaison entre Taghazout et Marrakech, j’ai décidé d’y faire escale. Et franchement… je n’ai pas regretté une seule seconde !

Dès mon arrivée, j’ai été immédiatement charmée par cette petite ville côtière : ses ruelles calmes, ses remparts face à l’océan, son ambiance artistique et décontractée… Essaouira m’a vraiment surprise, et dans le meilleur sens du terme.

En me perdant dans les souks et les ruelles de la médina, j’ai eu cette sensation unique de ralentir le rythme. J’aurais adoré rester plus longtemps pour profiter pleinement de l’atmosphère si particulière de la ville. Et puis, je suis tombée sur une petite pépite que je me dois de partager : le fish burger ! Un tout petit restaurant sans prétention, où j’ai dégusté le meilleur burger au poisson de toute ma vie. Rien que pour ça, Essaouira vaut le détour !

Malheureusement, après seulement quatre heures à explorer la ville, il était déjà temps de repartir vers Marrakech. Trop court, clairement. Mais Essaouira a marqué mon voyage au Maroc et m’a laissée avec une seule envie : y retourner pour découvrir encore plus de cette ville belle, douce et envoûtante.

Marrakech : chaos, beauté et ambivalence

Marrakech est une ville que j’ai autant adorée que redoutée. Avant d’y mettre les pieds, j’avais pas mal d’a priori… Et pourtant, dès mon arrivée, j’ai été instantanément happée par l’énergie débordante de cette ville unique. Les souks, les klaxons, les scooters qui déboulent de partout, les interpellations à chaque coin de rue… tout est intense. Parfois un peu trop. 

Petite anecdote : j’ai mis plus d’une heure à trouver mon logement, complètement perdue dans la médina, qui peut vraiment ressembler à un labyrinthe !

Et puis, il y a la fameuse place Jemaa el-Fna. Connue dans le monde entier, elle ne m’a vraiment pas séduite. Bruyante, bondée, marquée par l’exploitation des animaux (s’il vous plaît, n’encouragez pas cela) et rythmée par des sollicitations constantes… ce n’était tout simplement pas pour moi.

Mais Marrakech ne se résume heureusement pas à cet endroit. J’ai très vite été réconciliée avec la ville en découvrant d’autres merveilles, comme la magnifique médersa Ben Youssef, un véritable bijou d’architecture niché au cœur du tumulte de la ville.

 L’excursion aux cascades d’Ouzoud est un incontournable que je recommande à 100 % : paysages à couper le souffle, fraîcheur de l’eau et dépaysement total garantis.

En seulement trois jours, je n’ai eu qu’un petit aperçu de tout ce que Marrakech a à offrir. Oui, c’est une ville très touristique, et oui, les lieux les plus connus sont souvent bondés. Mais malgré cela, Marrakech reste une étape incontournable lors d’un voyage au Maroc, tant pour son patrimoine riche, son positionnement stratégique que pour ses contrastes saisissants.

Mes meilleurs conseils pour visiter Marrakech

  • Visitez les sites populaires tôt le matin, dès l’ouverture, pour éviter la foule.

  • Évadez-vous de la ville le temps d’une journée, par exemple vers les cascades d’Ouzoud ou la vallée de l’Ourika.

  • Privilégiez les expériences moins touristiques, comme un cours de cuisine marocaine ou une balade dans les quartiers moins connus de la médina.

Avec ces quelques astuces, vous profiterez pleinement de Marrakech, sans vous laisser submerger par le tumulte de la ville.

 

EXCURSION VERS LE DESERT DE MERZOUGA - Beauté brute et désillusions. 

L’un de mes plus grands rêves en arrivant au Maroc était de découvrir les dunes dorées du désert de Merzouga. Au départ, j’envisageais de tout organiser moi-même : rejoindre Ouarzazate, faire une halte à Aït Ben Haddou, explorer la vallée du Dadès et les gorges du Todra, avant de terminer au cœur du Sahara.

Mais un message de mon auberge à Marrakech a tout changé : une excursion de 3 jours incluant tous ces lieux, pour un tarif plus intéressant que ce que j’avais calculé en solo. Le programme semblait bien organisé, et surtout… on m’a assuré qu’aucune montée à dos de chameau ne serait imposée. J’ai donc décidé de réserver.

Jour 1 – Déceptions en cascade

Réveil à l’aube pour un départ à 6h. La route vers Aït Ben Haddou est longue et sinueuse, donc préparez-vous si vous êtes sujets au mal de voiture. Mais une fois arrivés, une mauvaise surprise nous attend : un guide non inclus dans le prix et non demandé nous impose sa présence. Résultat ? On ne peut pas visiter le village librement.

Et honnêtement… il a passé plus de temps à nous emmener dans des boutiques hors de prix qu’à partager quoi que ce soit sur le patrimoine local. Aucune liberté, aucune explication sur ce que l’on voyait, et interdiction de s’arrêter ailleurs. Une heure à peine plus tard, nous remontons dans la navette. Premier gros flop de l’aventure. 😔


Déjeuner et route vers Ouarzazate

Le déjeuner ? Une autre histoire… Arrêt imposé dans un restaurant isolé, perdu au milieu de nulle part, avec des prix très élevés pour le Maroc. Impossible de manger ailleurs : il n’y a rien autour. Astuce : pensez à prendre quelques snacks ou sandwichs avant de partir. Vous pourrez les déguster tranquillement autour du restaurant si besoin.

L’après-midi, cap sur Ouarzazate. Nouveau guide imposé et non inclus dans le prix, mais cette fois, l’expérience est plus agréable. Il partage plein d’anecdotes sur la région, sur les oasis voisines, et les paysages sont tout simplement spectaculaires.

Bon, il y a encore le traditionnel détour par la boutique de tapis berbères… mais cette fois, on apprend réellement les étapes de fabrication et la signification des motifs. C’est toujours ça de pris !


Fin de journée : enfin l’hôtel !

Après une longue journée pleine de frustrations, nous arrivons enfin à l’hôtel. Et là, surprise : une chambre spacieuse avec une vue magnifique sur les montagnes. Ce petit moment de confort m’a vraiment fait du bien : un bon repas, une soirée calme… et j’ai commencé à retrouver un peu de positif après cette première journée compliquée.

 

Jour 2 – Fausse promesse et marche dans le désert

Nouveau départ à 7h, direction les gorges du Dadès… ou du moins, c’est ce que nous pensions. En réalité, nous ne faisons qu’un arrêt rapide à un point de vue. Pas de visite, pas de randonnée, rien. Frustration totale. 🙄



À midi, même scénario que la veille pour le déjeuner. Ensuite, cap sur les gorges du Todra… et là, waouh, c’est vraiment magnifique !

Sauf qu’encore une fois, un guide nous est imposé. Il parle pendant dix minutes chrono, puis… plus rien. Toujours aucune liberté pour flâner ou découvrir par nous-mêmes, même pas dix petites minutes. C’est à ce moment-là que la fatigue et l’agacement commencent sérieusement à se faire sentir.

Mais je garde espoir : le désert de Merzouga approche enfin !

À mon arrivée, je vais récupérer mes affaires… et là, surprise : on m’annonce qu’il faut un sac plus léger pour les chameaux. LES CHAMEAUX ?! 😳 Je m’énerve. J’explique que j’avais bien précisé à mon auberge de ne pas avoir à monter dessus. Mais on me coupe la parole et on me crie dessus : « Si tu voulais un 4x4, il fallait payer avant ! » … Aucun dialogue possible, alors que je n’étais pas en faute.

Et voilà comment, sous 40°C, je me retrouve à marcher seule dans le désert, sac sur le dos, pendant que les autres montent sur les chameaux. Une vraie mise à l’épreuve… mais aussi un moment que je ne suis pas prête d’oublier. 😮💨😂

Arrivée au camp : les installations sont simples mais suffisantes, l’essentiel est là. Très vite, je pars grimper les dunes. Le coucher de soleil sur le sable doré, dans un silence total… c’était magique. Un instant suspendu, qui m’a presque fait oublier les deux jours précédents.



Soirée dans le désert : magie et partage

Le soir venu, l’ambiance change complètement. Autour du feu de camp, la magie opère : entre le rythme des djembés, les chants traditionnels et les danses improvisées, l’atmosphère devient une vraie fête. Les locaux du désert nous initient à leurs instruments, et très vite, tout le monde se laisse emporter par cette énergie collective, simple et chaleureuse. 💃

C’était un moment de partage, de rires et de connexion, loin de tout. Puis vient l’heure de se coucher, dans une petite cabane isolée, perdue au milieu des dunes. Le vent souffle doucement dehors, et je m’endors en écoutant le désert respirer. 😴

 

Jour 3 – Le chemin du retour

Déjà le moment de repartir. Je devais ensuite rejoindre Fès, mais n’ayant pas demandé à être déposée à Merzouga, j’avais réservé un bus au départ de Marrakech. Résultat : 8 heures de route retour, avec des pauses courtes et le même restaurant aux prix excessifs. Aucun distributeur en vue, donc mieux vaut prévoir beaucoup de cash si vous voulez manger !

Le chauffeur ne me dépose pas à la bonne gare… mais tant mieux ! Je trouve un MacDo avec des prises électriques, parfait pour recharger mon téléphone et reprendre des forces avant le bus de nuit direction Fès.

 

Fès – Artisanat, traditions et la plus grande médina du Maroc

Après une longue nuit dans un bus pas très confortable (mais dans lequel j’ai étonnamment très bien dormi 😅), j’arrive à Fès, dernière étape de mon voyage. Très vite, je comprends que cette ville n’a rien à voir avec les autres que j’ai visitées au Maroc. Ici, tout semble plus authentique, brut et ancré dans les traditions.

Je me perds avec plaisir dans l’incroyable médina de Fès, l’une des plus vastes et anciennes du monde. Un vrai labyrinthe vivant, où les ruelles étroites forment un tourbillon d’odeurs, de sons et de couleurs. L’agitation permanente, les artisans à l’œuvre, les ânes qui transportent les marchandises dans des allées trop étroites pour les voitures… Tout ici est unique, intense, presque déroutant, mais profondément fascinant.


Malgré la fatigue accumulée en fin de voyage, j’ai fait de très belles rencontres. Ce que je retiens particulièrement, c’est la visite d’un atelier de poterie et de mosaïque : une expérience passionnante qui m’a permis de découvrir tout le savoir-faire traditionnel marocain derrière ces objets que l’on voit partout dans les souks.

Voir les artisans mouler, peindre, tailler et assembler chaque pièce, avec une patience et une précision incroyables… c’est une vraie leçon, et un moment que je n’oublierai pas.

Fès et la fin d’un voyage inoubliable

Fès m’a marqué par son énergie brute, son artisanat vivant, et ce sentiment unique de remonter le temps dès que l’on met un pied dans sa médina. Une fin de voyage intense, riche et profondément inoubliable.

 

Voyager au Maroc pendant le Ramadan

Voyager au Maroc pendant le Ramadan offre une ambiance unique. En journée, les rues sont calmes, beaucoup de commerces sont fermés et tout tourne au ralenti. Mais à la tombée de la nuit, la magie opère : les rues s’animent, les odeurs de cuisine envahissent l’air et l’ambiance devient chaleureuse et joyeuse ✨.

C’est une expérience différente, mais vraiment enrichissante. Il suffit d’adapter son rythme et de profiter pleinement des soirées, là où tout se passe.

 

Voyager seule au Maroc : mon ressenti

Voyager seule au Maroc a été une expérience formidable. Je me suis sentie en sécurité tout au long du séjour. Certaines situations demandent un peu de fermeté : les tentatives de discussions de la part des hommes sont fréquentes, mais elles se font généralement avec respect.

Les Marocains ont été accueillants, toujours prêts à aider ou à engager la conversation avec bienveillance. En tant que femme, il suffit de rester attentive, confiante et de suivre le bon sens du voyage solo.

J’ai eu un coup de cœur pour la générosité et la chaleur humaine rencontrées tout au long du voyage. Un séjour riche en rencontres et apprentissages, que je recommande sincèrement.

 

Ce que je retiens de ce voyage

  • Le Maroc est magnifique, diversifié, sécurisé et riche en histoire et paysages.

  • Les excursions organisées ne sont pas faites pour tout le monde : mieux vaut créer son propre itinéraire quand c’est possible.

  • Le pays est très adapté aux voyageurs solo, surtout les femmes.

  • Chaque ville a son histoire particulière, et j’ai adoré découvrir chaque coin du pays.

 

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